La rupture conventionnelle est une solution très plébiscitée désormais pour mettre fin à un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) d’un commun accord entre le salarié et l’employeur. Elle offre une alternative au licenciement ou à la démission, mais reste encadrée par une procédure stricte, qu’il est important de bien maîtriser.
Une demande qui peut être orale
Contrairement à une idée reçue, il n’est pas obligatoire de formaliser une demande de rupture conventionnelle par écrit. L’initiative peut venir de l’employeur comme du salarié, et être formulée oralement. Ce qui compte, c’est la volonté claire et partagée de mettre fin au contrat à l’amiable.
Un entretien préparatoire obligatoire
Dès qu’un accord de principe est envisagé, l’employeur doit convoquer le salarié à un entretien. Cette convocation doit être faite par écrit. L’objectif de cette rencontre est de discuter librement des modalités de la rupture (date, indemnité, éventuelle dispense d’activité…). Le salarié a la possibilité de se faire assister, notamment par un conseiller du salarié ou un représentant du personnel.
Signature de l’accord et délai de rétractation
Si un accord est trouvé, un formulaire CERFA officiel doit être rempli et signé. Il peut être accompagné d’un protocole d’accord plus détaillé selon la situation. Le salarié perçoit alors une indemnité spécifique, au moins équivalente à l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement. Des négociations peuvent permettre d’obtenir des conditions plus favorables, mais attention : une indemnité supérieure peut entraîner un différé d’indemnisation par Pôle emploi.
Après la signature, chaque partie dispose d’un délai de 15 jours calendaires pour se rétracter. Ce délai est incompressible et débute à compter du lendemain de la signature.
Homologation par l’administration
Une fois le délai de rétractation écoulé, l’accord est transmis à la Direction du travail (DREETS) pour homologation. L’administration dispose de 15 jours ouvrables pour valider ou refuser la demande. En l’absence de réponse dans ce délai, l’homologation est réputée acquise. Ce n’est qu’à ce moment-là que la rupture du contrat peut prendre effet.
Se faire accompagner : un vrai plus
Si la rupture conventionnelle peut sembler simple en apparence, elle soulève souvent des questions juridiques et pratiques importantes. Chez CALLIA AVOCATS, nous accompagnons salariés comme employeurs à chaque étape de la procédure, pour sécuriser leurs droits et négocier les meilleures conditions possibles.
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